Aucun message portant le libellé lumière. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé lumière. Afficher tous les messages

samedi 28 octobre 2017

Bien voir

Pour bien voir une chose, il vous faut toucher à son contraire. Par l'ombre, vous allez à la lumière. Par l'indifférence, vous atteignez à l'amour.

Christian Bobin

jeudi 16 mars 2017

Vraie lumière


Vraie lumière,
Celle qui jaillit de la nuit ;
Et vraie nuit,
Celle d'où jaillit la lumière.

François Cheng

samedi 21 novembre 2015

De lumière


Sous la parcelle de terre
sacrée 
l'étincelle de lumière
occultée

nous allions par les chemins
étoilés
ô rêveurs
puis la terre nous a
réclamés
éveilleurs   ah 

dans son antre   
le feu
d'une conscience 
humanitaire

désormais
chacun de nos pas se veut
semence
de lumière.
    
             Cygne Blanc
 
 

samedi 29 août 2015

Certitude

Si réelle est la blanche lumière
de cette lampe, réelle
la main qui écrit, sont-ils réels
les yeux qui regardent ce qui est écrit ?

D’un mot à l’autre
ce que je dis s’évanouit.
Je sais que je suis vivant
entre deux parenthèses.

Octavio Paz

dimanche 19 avril 2015

Enfant prodigue

L'enfant prodigue, s'il revient, ce n'est pas pour demander l'asile d'un pardon. S'il entre dans la maison, c'est avec, à ses bras, la folie d'une lumière conquise à mains nues dans l'ardeur d'une mort.
Christian Bobin

dimanche 5 avril 2015

Petite lueur

L'âme
Cette petite lueur
       au cœur du silence flamboie
       au cœur des villes s'efface
Ping Hsin

dimanche 29 mars 2015

Formes de la pure sagesse

Tantra Gold, de Madgardens
Les activités qui sont harmonieuses, héroïques, terrifiantes, pleines de compassion, furieuses et paisibles, ainsi que la passion, la colère, l'orgueil et l'envie, toutes ces choses sans exception, sont les formes de la pure sagesse, source de sa propre lumière.

Tantra - une initiatrice du VIIIème siècle

mardi 17 mars 2015

Permanence de la lumière


Il y a toujours de la lumière. Aussi noire et profonde que soit la nuit, il y a toujours de la lumière, sans laquelle nous ne pourrions voir l'obscurité, la distinguer de ce qu'elle n'est pas. Parfois, cette lumière n'est plus visible à l'extérieur mais attend patiemment que tu te tournes vers elle en dedans. C'est la lumière de la conscience, la petite flamme de l'âme, inextinguible.

L'organe fait de connaissance 

mercredi 11 mars 2015

Purifier la lumière de notre cécité


Méditer, c'est d'abord le miroir de l'univers, son reflet perceptible. Méditer facilite le tamisage des nombreuses croyances ressassées. Mais 99.99% du temps, nous sommes dans une croyance, afin de pouvoir supporter la temporalité à traverser - aucun temps n'est continûment aisé. Avoir une foi ou une autre, profane ou sacrée, superstitieuse ou rationalisante, nous sert de béquille en espérant un jour mieux marcher. Et nous ne cessons d'apprendre à marcher. Or, méditer, c'est pouvoir s'arrêter de vouloir encore avancer et ne plus désirer comprendre, expliquer, plastronner. On ne s'assagit pas, on s'assoit, dans un rien où on ne peut même plus croire à soi. Le temps est le plus grand illusionniste qui soit : il n'y a qu'à être. Méditer, c'est purifier la lumière de notre cécité.
José Acquelin, Anarchie de la lumière (édition du Passage)

dimanche 1 mars 2015

Mer de blancheur


Soleil sur la neige, mer de lumière. Mon cœur ce matin a oublié de chausser ses raquettes et se noie dans toute cette blancheur, sans retour.

mercredi 14 janvier 2015

Lampe ardente

En secret sous le manteau noir
De la Nuict, sans être apperçeuë
Où que je puisse apercevoir
Aucun des objects de la veuë
N'ayant ny guide, ny lueur,
Que la lampe ardente de mon cœur.

Saint Jean-de-la-Croix

jeudi 8 janvier 2015

Funambule de l'amour


Il y a l'ombre et puis il y a la lumière. Il y a surtout leurs jeux amoureux quand ils se mêlent dans le clair-obscur jusqu'à ce qu'on ne puisse plus les distinguer. On appelle cela aube quand c'est un début, crépuscule quand c'est une fin, mais la fin est toujours le début d'autre chose - un crépuscaurore ?

Il y a la souffrance et puis il y a la joie, le rire qui suit les larmes, et tout le bien qui finit par ressortir du mal tandis que mon cœur balance sur le fil de l'amour, qui se cherche, qui se cherche...


dimanche 14 décembre 2014

Pieds de lumière

Décembre. Il fait froid et sec. J'entends les morts qui se rapprochent de nous, j'entends les os des feuilles mortes craquer sous leurs pieds de lumière.

Christian Bobin, Une petite bibliothèque de nuages

vendredi 5 décembre 2014

Îles de lumière


Il y a des îles de lumière dans le plein jour. Des îles pures, fraîches, silencieuses. Immédiates.

L'amour seul peut les trouver.

Je t'aime à en faire peur aux étoiles.

Christian Bobin, le Christ aux coquelicots

mardi 18 novembre 2014

Le conseil d'un arbre


Mon ami l'arbre m'a parlé. Je demandais au tout venant: sur quoi m'appuyer pour diriger ma vie ? J'étais épars dans le paysage; soudain, il s'est planté devant moi, droit et fier malgré la rigueur mordante de l'hiver s'approchant. Il m'a invité à plonger dans la terre à la recherche de mes racines pour goûter la profondeur sans craindre l'obscurité. Ensuite, il suffira de laisser le désir fou de boire la lumière m'emporter et me projeter dans le ciel. Alors, je saurai ce que valent mes questions, a-t-il conclu en se secouant dans un grand rire venteux pour se débarrasser enfin de ses dernières feuilles mortes.

vendredi 7 novembre 2014

L'organe fait de connaissance

Le grand roi Janaka interrogea le sage :  « Yajnavalkya,  qu'est-ce donc qui sert de lumière à l'homme ? »

-    « Le soleil lui sert de lumière, ô grand prince, car à la lumière du soleil il s’assoit et il circule, il fait son travail et il rentre chez lui… »

-    « Mais quand le soleil s’est couché, ô Yajnavalkya, qu’est-ce qui sert de lumière à l’homme ? »

-    « C’est la lune qui lui sert alors de lumière, car à la lumière de la lune il s’assoit et il circule, il fait son travail et il rentre chez lui… »

-    « Mais quand le soleil s’est couché, ô Yajnavalkya, et quand la lune s’est couchée, qu’est-ce qui sert de lumière à l’homme ? »

-    « C’est le feu qui lui sert alors de lumière, car à la lumière du feu il s’assoit et il circule, il fait son travail et il rentre chez lui… »

-    « Mais quand le soleil s’est couché, ô Yajnavalkya, et quand la lune s’est couchée et que le feu est éteint, qu’est-ce qui sert de lumière à l’homme ? »

-    « C’est la parole qui lui sert alors de lumière, car à la lumière de la parole il s’assoit et il circule, il fait son travail et il rentre chez lui. C’est pourquoi, ô grand prince, quand quelqu’un ne peut distinguer ses mains l’une de l’autre et qu’une voix s’élève de quelque part, il va vers elle… »

-    « Mais quand le soleil s’est couché, ô Yajnavalkya, et quand la lune s’est couchée, que le feu est éteint et que la voix s’est tue, qu’est-ce qui sert de lumière à l’homme ? »

-    « Alors c’est le Soi qui lui sert de lumière, car dans la lumière du Soi, il s’assoit et il circule, il fait son travail et il rentre chez lui. »

-    « Qu’est-ce que le Soi ? »

-    « C’est, parmi les organes vitaux, celui qui est fait de connaissance, l’esprit qui brille à l’intérieur du cœur. »

Brihadaranyaka Upanishad

lundi 25 août 2014

Tendre diagnostic

Si tu étais une maladie, il n'y aurait qu'un seul symptôme pour te reconnaître et ce serait la joie, une joie brûlante comme le soleil d'été. Si tu étais une chirurgie, ce serait bien sûr à cœur ouvert pour laisser sortir la lumière.

dimanche 3 août 2014

Tout va contre celui qui écrit


Il y a toujours quelqu'un aux côtés du solitaire, une présence sur laquelle il appuie en secret chacune de ses phrases, une lumière unique et nécessaire. Car il faut savoir que tout va contre celui qui écrit, contre celui qui a l'ambition d'atteindre cette vie au-delà de l'écriture, cette vie au-delà de la vie.Tout: l'indifférence comme le succès - et le succès plus que l'indifférence. Faveur et disgrâce : le monde les distribue comme des crachats, l'un et l'autre. Oui, tout s'oppose à qui veut absolument écrire, écrire dans cet au-delà de la littérature. Tout s'oppose à qui veut absolument aimer, aimer au-delà de l'amour.

Christian Bobin, Un désordre de pétales rouges

mardi 22 juillet 2014

Splendeur




 Ô Splendeur, tu te tiens de l'autre côté de la lumière, qui te fait comme un vêtement. Tu déposes parfois celui-ci sur un arbre ou dans un sourire, et je te surprends dans ton absolue nudité. La force vive de ta beauté transperce alors en un instant l'hymen de mon cœur qui s'en trouve ravi. Je vois bien que tu attends patiemment que je sorte de la cage du temps pour me prendre par la main et me reconduire à la pure spatialité de l'Être...