mercredi 22 avril 2020
Être de passage
Et toi, l’exilé :
Être de passage, toujours de passage,
avoir la terre pour auberge
et contempler des cieux qui ne sont pas les nôtres,
vivre parmi des gens qui ne sont pas les nôtres,
fredonner des chansons qui ne sont pas les nôtres,
rire mais d’un rire qui n’est pas le nôtre,
serrer des mains qui ne sont pas les nôtres,
pleurer avec des larmes qui ne sont pas les nôtres,
céder à des amours qui ne sont pas les nôtres,
goûter à des plats qui ne sont pas les nôtres,
prier des dieux, des dieux qui ne sont pas les nôtres,
entendre notre nom sans que ce soit le nôtre,
penser à ceci, à cela, à ce qui n’est pas nôtre,
tendre une monnaie qui n’est pas la nôtre,
et suivre des chemins qui ne sont pas les nôtres.
Miguel Angel Asturias
mardi 21 avril 2020
Météo
Aujourd'hui,
malheureusement, quoi que ça dépend de qui de quoi, je me sens!
Je
me sens la gorge usée par les cris des météorites qui ne veulent
plus retourner au ciel
parce
qu'il leur reste du temps, parce que tout comme moi, elles aiment ça
faire du temps
Tisser
du temps avec l'haleine des
étoiles...
Mettons,
moutons-y du berger!
Non,
mais c'est tu vraiment important comment je me sens?
Ah
les bergers,
ces gardiens
des
rives du ciel et de la Terre interdites aux virus!
Je
me sens fou
hurlant
avec l'empire du binaire,
Avec
la nouvelle papauté maçonnique
Les
regards
des satellites
qui nous espionnent sans cesse
Et
les mots dits mous thons noirs qui nous dénoncent
Disons
que je sais mieux à qui j'ai affaire et je cultive mieux mes
coings et mes points
Aussi
mes coins
et mes poings
Mais
moi avec ma douce
Je
me confine
Qui
éclaireront comme des torches les nuits d'août
Dans
le grand silence
des festivités
Je
me sang froid et chaud à la fois!.
Lug
mardi 14 avril 2020
L'île
L’île avec son petit chapeau
sur la pointe du î
hilare de ses soleils
éclatée de ses marées
Je chemine dans tes sentiers
sans jamais perdre de vue
le bleu de ta robe
Île fleur d’un jardin d’eau
Île coquillage aux saveurs de sel
Île passage du ciel dans ton regard
souffle d’un baiser
échappé du littoral
Je chemine dans tes sentiers
sans jamais perdre de vue
le bleu de ta robe
L’île avec son petit château
sur la pointe du î
comblée de ses trésors
Exil de mes jours de mes nuits
à tes pieds
échoués
Ton Évadé
Cygne blanc
dimanche 12 avril 2020
L'immensité comme un baume
Je ne sais pas où
Je ne sais pas quand
Mais à la première occasion
Je file voir la mer
Le béant
plutôt que le néant
L'immensité comme un baume
L'immensité en écho
à la p(l)age blanche du dedans
Sophie Dassy
#monapo #napomo
Avril : mois de la poésie
samedi 4 avril 2020
Tendresse
Tendre tendre est-ce
Cela qu’il me reste
Tendre ma main ma joie
Vers toi
Est-ce cela qu’il me reste
Par delà l’intouchable
demeurent
le rêve l’élan les mots
tendre vers toi
Cygne blanc
mardi 31 mars 2020
La tendresse
On peut vivre sans richesse
Presque sans le sou
Des seigneurs et des princesses
Y'en a plus beaucoup
Mais vivre sans tendresse
On ne le pourrait pas
Non, non, non, non
On ne le pourrait pas
On peut vivre sans la gloire
Qui ne prouve rien
Etre inconnu dans l'histoire
Et s'en trouver bien
Mais vivre sans tendresse
Il n'en est pas question
Non, non, non, non
Il n'en est pas question
Quelle douce faiblesse
Quel joli sentiment
Ce besoin de tendresse
Qui nous vient en naissant
Vraiment, vraiment, vraiment
Le travail est nécessaire
Mais s'il faut rester
Des semaines sans rien faire
Eh bien... on s'y fait
Mais vivre sans tendresse
Le temps vous paraît long
Long, long, long, long
Le temps vous parait long
Dans le feu de la jeunesse
Naissent les plaisirs
Et l'amour fait des prouesses
Pour nous éblouir
Oui mais sans la tendresse
L'amour ne serait rien
Non, non, non, non
L'amour ne serait rien
Quand la vie impitoyable
Vous tombe dessus
On n'est plus qu'un pauvre diable
Broyé et déçu
Alors sans la tendresse
D'un cœur qui nous soutient
Non, non, non, non
On n'irait pas plus loin
Un enfant vous embrasse
Parce qu'on le rend heureux
Tous nos chagrins s'effacent
On a les larmes aux yeux
Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu...
Dans votre immense sagesse
Immense ferveur
Faites donc pleuvoir sans cesse
Au fond de nos cœurs
Des torrents de tendresse
Pour que règne l'amour
Règne l'amour
Jusqu'à la fin des jours
Bourvil
dimanche 29 mars 2020
Un instant
Un instant encore
je réclame cet INSTANT
aussi bref soit-il
pourvu qu'il se situe
entre l’essoufflé
que je suis
et le souffle
qui est
Cygne blanc
samedi 28 mars 2020
vendredi 27 mars 2020
Roue qui tourne
Chaque fois que la roue tourne, les valeurs et les émotions qui se trouvent sur le bord de la roue montent ou descendent. Les unes et les autres sont tantôt éclairées, tantôt dans l'ombre. Mais l'Amour véritable, fixé à l'essieu, ne bouge pas.
Haruki Murakami
jeudi 26 mars 2020
dimanche 22 mars 2020
Transformer les poisons
Il y a trois poisons dans notre conscience.
Dans la tête, il y a le doute.
Dans le cœur, il y a la colère.
Dans le corps, il y a la peur.
Il ne faut retirer ni la peur, ni le doute, ni la colère, mais il faut les faire grandir, leur faire rendre l'âme, c'est-à-dire leur faire révéler ce qu'ils sont vraiment.
Le doute, c'est la sagesse cachée.La colère, c'est la compassion cachée.
La peur, c'est la joie cachée.
Yvan Amar
jeudi 12 mars 2020
Allié du silence
Juste semer quelques graines, et les abandonner au temps. Surtout ne rien précipiter. Se contenter du moindre signe. Devenir allié du silence, amis des jours perdus.
Philippe Delerm
mercredi 11 mars 2020
Ouvrir grand l'espace
A vivre seul, au moins quelques années, on apprend à passer du besoin qui ligote au désir et au rêve qui ouvrent grand l'espace en soi et autour de soi.
Jacqueline Kelen
mercredi 4 mars 2020
Fragilité
Il n'y a rien de plus important en amour que d'accepter la fragilité de l'autre : c'est ce que j'appelle la douceur. Et rien de plus important dans la sagesse, que d'accepter sa propre fragilité, c'est ce qu'on appelle : l'humilité
André Comte Sponville
mardi 3 mars 2020
Prendre son essor
Soyez assis avec toute la majesté inaltérable et inébranlable de la montagne. Laissez votre esprit s'élever, prendre son essor et planer dans le ciel.
Sogyal Rinpoché
lundi 2 mars 2020
Mots d'amour
La grâce de Dieu, beaucoup le savent, ne passe pas toujours par les hommes ; un chat, une fleur, l'océan ou une montagne nous disent parfois d'étranges mots d'amour.
Jean-Yves Leloup
jeudi 27 février 2020
Amour décoiffant
Tu mérites un amour décoiffant, qui te pousse à te lever rapidement le matin, et qui éloigne tous ces démons qui ne te laissent pas dormir.
Tu mérites un amour qui te fasse te sentir en sécurité, capable de décrocher la lune lors qu’il marche à tes côtés, qui pense que tes bras sont parfaits pour sa peau.
Tu mérites un amour qui veuille danser avec toi, qui trouve le paradis chaque fois qu’il regarde dans tes yeux, qui ne s’ennuie jamais de lire tes expressions.
Tu mérites un amour qui t’écoute quand tu chantes, qui te soutiens lorsque tu es ridicule, qui respecte ta liberté, qui t’accompagne dans ton vol, qui n’a pas peur de tomber.
Tu mérites un amour qui balayerait les mensonges et t’apporterait le rêve, le café et la poésie.
Frida Kahlo
vendredi 21 février 2020
Terre non brûlée
Pour s'éprendre d'une femme, il faut qu'il y ait en elle un désert, une absence, quelque chose qui appelle la tourmente, la jouissance. Une zone de vie non entamée dans sa vie, une terre non brûlée, ignorée d'elle-même comme de vous. Perceptible pourtant, immédiatement perceptible.
Christian Bobin
jeudi 20 février 2020
Ni le silence...
Ni le silence de la neige
ni le froissement du papier
ni le soleil de glace
ni le balbutiement de mes rêves
n'étoufferont cette présence brûlante
rodant jour et nuit
dans cette demeure
qui fût tienne
fenêtres ouvertes
portes battantes
envolée d'outardes
retour d'hirondelles
il n'y a pas d'échappée
il n'y a pas de départ
d'Au revoir ni d'abandon
seule ta présence
maîtresse des lieux
comme un grand feu
qui rend fiévreux
je t'entends marcher
dans mes nuits
le jour tu voles
d'une pièce à l'autre
lorsque je sors
tu m'enveloppes de ton aura
je n'ai plus besoin de penser
de prier ni de désirer
tu es là
tu me suis
je te suis
nous sommes deux
ou peut-être une seule
et même âme
mon geste prolonge le tien
mon pas trace ta route
un seul regard nous anime
la même soif
la même faim
le même vertige
du dedans au dehors
du dehors au dedans
Épousailles
Cygne blanc
mercredi 19 février 2020
Aube souriante
Chaque hiver abrite en son cœur
un printemps qui frissonne
et derrière le voile de chaque nuit
se profile une aube souriante.
Khalil Gibran
mardi 18 février 2020
Ma voix
Bonjour ma voix
au lever tu te fais
basse et murmure de rêve
tu chuchotes petiote
tu toussotes et suçotes
l'air ambiant
buée de jour naissant
de café tiède et lacté
midi crie son heure
gorgée d'existence
en suspens
inapaisable faim
marée haute des notes
en galets
sur la voie humaine
chaude jeune de sa mue
Vient l'après
le silence la tiédeur
la coulée douce et chantante
du ruisseau
de la fontaine
de l'oiseau au repos
puis l'horizon s'approche
avec l'Angélus
nous taire
ou parler de lui
d'elle
écho de sa transparence
au seuil du soir
pouvoir encore t'aimer
avec les mots rares
fragiles esquifs
au fil d'une langue
au rythme des corps
aux confins du mystère
songe au silence
des anges
Cygne blanc
lundi 17 février 2020
Parole qui ouvre le ciel
La poésie est révolutionnaire. C’est que les puissances mortifères qui se développent à certains moments, dans l’Histoire, ne supportent pas la moindre herbe de vie, la moindre brise. Il faut qu’il n’y ait plus aucun courant d’air dans les rues de la ville ; il faut que le ciel soit fermé. Et il n’y a rien qui rouvre tout, à la fois les fenêtres et à la fois le ciel, comme la poésie ou comme une parole d’enfant ; il n’y a rien d’aussi puissant. La parole poétique est par essence subversive, elle n’est pas gentille, elle n’est pas mièvre, elle n’est pas sentimentale. Elle est insurrectionnelle, c’est une force de vie, pas de mort.
Christian Bobin
vendredi 7 février 2020
D'un rêve à l'autre
Il y en a qui disent qu’ils ne veulent pas gaspiller leur vie à rêver. Comme si la vie n’était pas un rêve, ce rêve dont justement ils refusent de s’éveiller ! Nous passons d’un état du rêve à un autre : du rêve que nous dormons au rêve que nous nous éveillons, du rêve de la vie au rêve de la mort. Celui qui a fait un beau rêve ne se plaint jamais d’avoir perdu son temps. Au contraire, il est heureux d’avoir participé à une réalité qui permet d’élever et d’embellir la réalité quotidienne.
Henry Miller
jeudi 6 février 2020
Scarabée d'or
Je feins l'adulte mais, secrètement,
je guette toujours le scarabée d'or
et j'attends qu'un oiseau
se pose sur mon épaule
pour me parler d'une voix humaine
et me révéler enfin
le pourquoi du comment.
Romain Gary, La promesse de l'aube
dimanche 2 février 2020
Chute libre
Être vraiment vivant.e, totalement humain.e et complètement éveillé.e, c'est être continuellement jeté.e. hors du nid.
Pema Chödrön
Voir aussi : bonne nouvelle.
samedi 1 février 2020
(Haïti) La terre a soulevé mon coeur
La terre a soulevé mon cœur
d’un mouvement sec et violent
elle l’a déchiré
Éparpillant mille morceaux
comme larmes d’oiseaux errants
aux quatre vents de mon île
Et depuis
Chaque nuit
j’entends les battements
hésiter à mi-chemin
entre décombres
et étoiles
Evelyne Trouillot
vendredi 31 janvier 2020
Littoral Rimouskois
De ciels en ciels,
Rimouski déserté par ses élans
M'invite à y chanter son ermitage
Comme une complainte que le vent dépose
Au creux
Des coquillages et des passants.
Encastré dans l'inattendu,
L'oublié,
Le Rocher Blanc,
Dénudé et altier,
Veille sur ses secrets.
Sur sa cime, le doux bruissement de la frange des nuages
Les traces d'une assemblée de druides
Devisant l'avenir d'un passé omniprésent.
Le long du littoral,
Le cycle se renouvelle
Les capelans viennent s'éventrer sur la grève
L'argent et le mercure se mêlent
S'écaillent
Minuscules boucliers de Voie lactée.
Les pierres du rivage s'embrument
Indifférentes dans leur tristesse
Aux baisers ensanglantés du fleuve.
À proximité de ce silence,
Un enfant né géomancien
Dessine l'horizon du dedans sur le sable coupant.
Mais de cils en cils,
L'angoisse du départ
Alourdit
Les paupières de l'âme.
Trop tôt, la route
Les lumières de la ville
Aiguillonnent nos arêtes.
Rimouski s'éveille sous la poussière orangée du couchant.
Lug Lavallée
mercredi 29 janvier 2020
Tu gardes le silence
Tu gardes le silence
garderas-tu le silence
devant Dieu et les hommes
les enfants jouent
les oiseaux chantent
Paris est en fleurs
la longue voiture grise
fend la foule
la brume matinale en cortège
le noir est de mise
les drapeaux sont en berne
garderas-tu le silence
tes lèvres à jamais scellées
ont-elles déjà tout raconté
devant Dieu
devant les hommes
ouvrirais-je la boite de Pandore
de quoi réveiller les morts
ici présents
de quoi transformer
ta dernière demeure
en champ de bataille
sauras-tu me guider
vers de nouveaux horizons
ceux du Pardon
aux chasseurs d'étoiles
une survivante de la Shoah...
Cygne blanc
mardi 28 janvier 2020
Nue et décharnée
Nue et décharnée
sous son sarrau gris
elle traverse un champ
par un sentier pierreux
est-ce un champ de blé
parsemé de coquelicots
elle a tout oublié
même son nom
dans son dos un numéro
il résonne encore
de l'accent guttural
des gardiens de l'enfer
autre impression
les visages aux yeux hagards
de ses compagnes de bagne
elles sont là derrière elle
toutes semblables
de par le vide
qui les habite
où va-t-elle ainsi
nul ne le sait
elle marche elle marche
elle marche
elle met de la distance
entre l'enfer et sa mort
Cygne blanc
mardi 21 janvier 2020
Musique divine
De nous deux, le léger, c'est moi. Toi, tu as le privilège d'habiter un corps. Alors habite-le, la voie c'est le poids. Pèse ! Mais pèse joyeusement. Ainsi, entre toi et moi se tendront les cordes d'un instrument très subtil et nous pourrons commencer à résonner ensemble à la musique divine d'une façon radicalement nouvelle, à chaque instant, en toute liberté, et cela fera naître, puis danser l'homme.
Dialogues avec l'Ange
jeudi 16 janvier 2020
L'âme dans le désir
L'aveugle s'empare des choses et des hommes, et non de son âme dans les choses et les hommes. Il ne sait rien de son âme. Comment pourrait-il la distinguer des hommes et des choses ? Il trouverait bien son âme dans le désir lui-même mais pas dans les objets de son désir. S'il possédait son désir au lieu que son désir le possède, il aurait posé une main sur son âme, car son désir est l'image et l'expression de son âme.
Carl Jung
mercredi 15 janvier 2020
Intérieur de l'âme
Il y a un spectacle plus grand que la mer, c'est le ciel ; il y a un spectacle plus grand que le ciel, c'est l'intérieur de l'âme.
Victor Hugo
dimanche 12 janvier 2020
vendredi 10 janvier 2020
Pouvoir de changer
Si vous êtes bouleversé par quelque chose d’extérieur, la souffrance n’est pas due à cette chose mais à l’estimation que vous en faîtes et cela, vous avez le pouvoir de le changer à tout moment.
Marc Aurèle
jeudi 9 janvier 2020
Instant fragile
Nous sommes toujours dans le commencement des choses, dans l’instant fragile qui contient la puissance de la vie. Nous sommes toujours au matin du monde.
François Cheng
mardi 7 janvier 2020
Le seul alchimiste
Le seul alchimiste capable de tout changer en or est l'amour. L'unique sortilège contre la mort, la vieillesse, la vie routinière, c'est l'amour.
Anaïs Nin
lundi 6 janvier 2020
Petite fleur
samedi 4 janvier 2020
Dernier mot
Aujourd'hui, dans la nuit du monde et dans l'espérance, j'affirme ma foi dans l'avenir de l'humanité.
Je refuse de croire que les circonstances actuelles rendent les hommes incapables de faire une terre meilleure.
Je refuse de partager l'avis de ceux qui prétendent l'homme à ce point captif de la nuit que l'aurore de la paix et de la fraternité ne pourra jamais devenir une réalité.
Je crois que la vérité et l'amour, sans conditions, auront le dernier mot effectivement.
La vie, même vaincue provisoirement, demeure toujours plus forte que la mort.
Je crois fermement qu'il reste l'espoir d'un matin radieux, je crois que la bonté pacifique deviendra un jour la loi.
Chaque homme pourra s'asseoir sous son figuier, dans sa vigne, et plus personne n'aura plus de raison d'avoir peur.
Martin Luther King.
vendredi 3 janvier 2020
Littoral de Saint-Anne
Les sables fins de Sainte-Anne
Cheveux blonds, chevaux de mer
Partis en cavale dans les siècles déposés des rivages
Avec mes rêves engloutis
Concassés lors des derniers déplacements
De la Grande Tortue.
Aquarelles, opales coagulées
Des lointains maritimes
Des algues d’un cœur
Ouvert à toutes les impossibilités
Sous le bleu muet du ciel insulaire.
Rivage de Sainte-Anne
Longue chevelure elfique
Distillant le bleu de l'or.
Lug Lavallée
jeudi 2 janvier 2020
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