Aucun message portant le libellé mystique. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé mystique. Afficher tous les messages

jeudi 16 avril 2015

Émotion mystique


L'émotion la plus belle et la plus profonde que nous puissions vivre est celle du sentiment mystique. Elle est la semence de toute science véritable. Celui qui n'a jamais connu cette émotion, qui ne peut plus s'émerveiller et s'extasier, est comme mort.

Savoir que ce que nous ne saurions pénétrer existe réellement, et se manifeste comme la sagesse la plus haute et la beauté la plus radieuse, dont nos pauvres aptitudes ne peuvent saisir ce que les formes élémentaires, ce savoir, ce sentiment, sont au cœur même de la vraie dévotion.
Albert Einstein

lundi 27 octobre 2014

Un obscur et lumineux silence

Exerce-toi sans relâche aux contemplations silencieuses, laisse-là toute sensations, toutes spéculations sur l'Être et le Néant, sois libre à l'égard du sensible comme de l'intelligible. Ainsi, selon ta capacité, tu t'élèveras par la non-saisie et le non-savoir dans l'ouverture où tu es un avec ce qui est en amont et au-delà de toute essence et de toute connaissance. C'est en te laissant toi-même et tout ce qui existe que tu vivras l'évidence totale et irrésistible, la surressentielle splendeur de l'obscur et lumineux silence, libre de tout.

Théologie Mystique de Denys l'Aréopagite, traduction Jean-Yves Leloup

mardi 22 juillet 2014

Je me présente...

Je suis un âne. J’ai le bonheur rare d’être un âne. J’ai de grandes oreilles poilues qui frémissent au moindre murmure, un doux pelage brun que seul caresse le vent, une queue pour chasser les mouches et des sabots qui m’emmènent aussi loin que je puisse désirer. Je suis rétif au licol, et je réserve mon fameux "coup de pied de l’âne" à ceux qui veulent m’attacher…

D’aucuns croient qu’il faudrait m’apprivoiser, me civiliser un peu. Je braie de rire à leur approche. Quand ils essaient de me monter, je les désarçonne. À la carotte qu’ils me tendent, je montre mon postérieur. Le bâton qu’ils lèvent sur moi, je le mange. Il n’y a pas d’enclos hors duquel je ne puisse sauter, dans la pure joie d’être qui ne se laisse pas saisir.

Je suis plus libre que la liberté elle-même car j’ai abandonné ce concept, et tous les autres qui le suivaient comme perles enfilées. Quand il ne reste plus personne pour être libre, qui parlera de liberté ?

Par là, je rejoins mon ami le Cerf Fugitif…

Seul un enfant nouveau-né peut sur mon dos trôner comme un prince portant enfin la fraîcheur du Nouveau au monde. Moi l’âne, je garde le temple de la discrète, je protège la virginité des choses et des êtres telle qu’au premier matin, et je m’offre en humble porteur du Roi de Justice. Je connais le secret de la Rose mystique qui consacre l’âne au service de la Beauté.

Ne me le demandez pas, je ne saurais que vous rire au nez…