Aucun message portant le libellé profondeur. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé profondeur. Afficher tous les messages

dimanche 26 avril 2015

Entrez en vous-même

Entrez en vous-même, sondez les profondeurs où votre vie prend sa source... Vous ne pourriez troubler plus visiblement votre évolution qu'en dirigeant votre regard au dehors, qu'en attendant du dehors des réponses que seul votre sentiment le plus intime, à l'heure la plus silencieuse saura peut-être vous donner... Votre vie lui devra en tout cas des chemins à elle. 
Rainer Maria Rilke, Lettres à un jeune poète

mercredi 4 février 2015

Le fond du fond

Le chemin est escarpé, qui mène au fond des choses. J'ai voulu escalader le réel; j'ai cherché le nid d'aigle à partir duquel l’œil embrasse tout. Le soleil m'a souri. J'ai voulu y voir une invite à le suivre par-delà les montagnes. Mais il m'a ramené à la profondeur de l'obscurité dans mon propre cœur, en me disant: va là où je ne suis pas, éclaire donc cette nuit ! Quelle n'a pas été ma frayeur en découvrant que, dans cet abîme, le fond de l'être est sans fond...

mardi 7 octobre 2014

Nécessité de la souffrance

La souffrance est-elle nécessaire ? Oui et non. Si vous n'aviez pas souffert comme vous l'avez fait, vous n'auriez ni profondeur humaine, ni humilité, ni compassion. (...) La souffrance casse la coquille de l'ego, et vient un moment où elle a rempli son but.

La souffrance est nécessaire jusqu'à ce que vous vous rendiez compte de son inutilité.

Eckhart Tolle, Quiétude

mardi 19 août 2014

Pratique de la lenteur

Patience, silence, lenteur et profondeur, voilà tout ce qui manque à notre monde, épris de sa propre folie, pour trouver le centre autour duquel il gravite, qui lui prête vie.

jeudi 7 août 2014

Eau noire


Chaque matin, je remonte un plein seau d'eau noire des profondeurs de la nuit. Souvent, j'observe des étoiles semblant danser à la surface; elles dessinent des arabesques de couleurs jamais vues dans mon ciel intérieur. Je bois l'eau noire jusqu'à la lie tandis qu'à mesure se dissipe lentement la procession des ombres. Ainsi, chaque matin, le jour échappe aux griffes des vains fantômes pour renaître à nouveau, nu et libre, lumineux.