mercredi 7 décembre 2016

Un pas de danse

Un pas en avant, un autre sur le côté et une reculade pour bientôt mieux avancer. La route ne saurait être droite quand elle parcoure les dédales du cœur. Je ferme les yeux et je te laisse m'emmener, une main sur ton épaule. Ce qui pour d'autres serait une chute sera pour moi envol si la lumière de ton amour me guide. Dieu est un pas de danse...

lundi 5 décembre 2016

Paradoxité


Cela est en mouvement.

Cela est sans mouvement.

Cela est lointain.

Cela est proche.

Cela est au-dedans de tout.

Cela est aussi hors de tout.

Isha Upanishad

samedi 3 décembre 2016

Le nouveau feu


Un jour après avoir maîtrisé les vents, les vagues, les marées et la pesanteur, nous devrons exploiter les énergies de l'amour; et pour la seconde fois dans l'histoire du monde, l'homme découvrira le feu.

Teilhard de Chardin

vendredi 2 décembre 2016

La plus grande peur




Consider that most fear is not fear of failure. It's fear to live wide and deep, as soul calls, in full power.

Clarissa Pinkola Estès

Considérez que la plus grande peur n'est pas la peur de l'échec, mais la peur de vivre amplement et profondément, comme l'âme le réclame, en pleine puissance.

Ma traduction


jeudi 1 décembre 2016

La vague du cœur


La vague du cœur ne s'élèverait pas si magnifiquement en écume et ne deviendrait esprit si le vieux rocher du destin ne lui barrait la route.

Hölderlin

mercredi 30 novembre 2016

Un état d'être


En tombant en amour, vous demeurez un enfant; en grandissant en amour, vous mûrissez. C'est ainsi que l'amour devient autre qu'une relation, il devient un état de votre être. Non que vous soyez en amour - maintenant vous êtes amour.

Osho - ma traduction

mardi 29 novembre 2016

Le puits caché

Ce qui embellit le désert c’est que quelque part un puits y est caché. Dans le désert au crépuscule, on s‘assoit sur une dune, on ne voit rien, n'on entend rien et cependant quelque chose rayonne en vous.

Saint-Exupéry

lundi 28 novembre 2016

Dis-moi qui tu es

Improbable dialogue :

- Dis-moi qui tu es.

- Je suis Personne, comme Ulysse le voyageur sur son chemin de retour à la maison, quand il lui a fallu échapper à la vision unilatérale du Cyclope.

- Mais encore ?

- Je suis l'Éternité vivante, loutre rieuse qui joue à plonger dans le temps. 

Et vous ? Comment faites-vous pour passer à côté de cela ?

Je suis la liberté incarnée. Comme vous.

- Qu'est-ce que la liberté ?

Reflets du soleil sur l'eau mouvante.

Rien d'autre.

Tout.

dimanche 27 novembre 2016

Errance

Eti
itinérance
errance
d'un cœur à corps
au ventre de ses membres

J'attrape ta main
la serre  la broie
ne pas me noyer
dans les entrailles de la rue
où la foule se déverse 
mais voilà
la machine se met en branle
écarte ses mâchoires 
darde sa langue de compression
de soumission

agrippe toujours ta main
comme un forcené
je veux être ta proie
et ton prédateur
tout  pour échapper 
à l'errance  à l'erreur
de ce monde qui
nous abrutit
nous anéantit

Eti   
itinérance
je tiens ta main
maillons ensemble

Cygne blanc


samedi 26 novembre 2016

La mort viendra

La mort viendra et elle aura tes yeux (*). Elle aura ta bouche aussi, et ton parfum qui m'enveloppera. Elle me cueillera debout, en marche vers l'horizon. Elle m'embrassera doucement après m'avoir voilé les yeux. Elle se fera caressante en se glissant, brûlante, sous ma chemise. Elle me prendra par la main et me ramènera enfin à la maison, dans l'immensité. HOKAHEY ! (**)

(*) Titre d'un recueil de poèmes de César Pavese.

(**) C'est un beau jour pour mourir.

jeudi 24 novembre 2016

Homme parfait


L'homme parfait est celui chez qui la lumière de la Connaissance n'éteint pas la lumière de l'Amour.

Ghazâli (XIème siècle)

mercredi 23 novembre 2016

Tu es là

Tu es là. Toute nue dans ta magnificence. Il n'y a rien à dire. Les mots te sont des parures dont tu te dépouilles si joliment. Tu es là, et avec toi l'amour qui enjambe la nuit. Tu es là. Cela ne durera pas toujours. Les miracles ne durent que trois jours.

mardi 22 novembre 2016

La robe rouge

La robe rouge
du fruit dérobé
sur le guéridon
demeurait là
à moitié déchirée
par les dents
d'un vaurien 
la fenêtre ouverte
témoignait encore 
de son vol à l'étalage
l'étalage indécent
du fruit sanguinolent
chair éventrée  abandonnée
là dans la moiteur de la chambre
où rodait déjà une odeur
fermentée et âcre
qui vous prenait à la gorge
comme un garrot
vous laissant pâle 
sans mot
face au spectacle
de cette nature
morte

Cygne blanc

lundi 21 novembre 2016

Rivière de lumière

Quelle est cette joie brûlante qui coule dans mes veine, rivière de lumière sous la rivière du quotidien ? Hier encore, je tâtonnais dans l'obscurité en gémissant et chancelant à chaque pas - oh, les pas tissés de nuit, qu'ils me paraissent précieux désormais ! Comment la flamme jaillirait-elle sans le charbon, comment l'amour flamberait-il sans les jours noirs ? L'ombre est devenue pressante comme une femme amoureuse. Elle s'est faite chair et danse pour m'environner de partout. Lutter était vain, autant résister au crépuscule quand il point au dedans et au dehors. Elle m'a mis à genoux et j'ai du baisser la tête jusqu'à ce qu'enfin j’acquiesce à son baiser sulfureux. Oh ! Avec le soufre rouge, le feu et l'éclair blanc sur la mer immobile, l'ondoiement mercuriel sous la surface des choses et bientôt l'or - l'or de ton sourire comme un soleil levant qui se serait penché sur moi, ébahi, émerveillé.

dimanche 20 novembre 2016

Oublie l'offrande parfaite

Ring the bells that still can ring
Forget your perfect offering
There is a crack in everything
That's how the light gets in


Léonard Cohen, Anthem

Sonne la cloche qui peut encore sonner
Oublie l'offrande parfaite
Il y a une faille en tout
C'est ainsi que la lumière entre

Ma traduction




samedi 19 novembre 2016

Sculpture de l'être


Retourne en toi-même et vois. Et si tu ne vois pas ta propre beauté, fais comme le sculpteur: il enlève ceci, efface cela, jusqu'à ce que se dégage la beauté inhérente à la statue. 
Plotin

vendredi 18 novembre 2016

Je me souviens


Je me souviens de quand nous jouions parmi les étoiles. Nous étions des loutres cosmiques vouées à la joie pure. L'infini nous était ouvert et l'éternité était notre demeure. T'en souviens-tu ? Nous avons plongé dans la nuit après avoir bu l'eau de l'oubli pour perdre jusqu'au souvenir de Qui nous sommes. Le jeu consistait en aller rechercher la lumière inextinguible au cœur de la vie. Mais voilà, je me souviens. Et toi ?

mercredi 16 novembre 2016

Danser jusqu'au bout de l'amour


The same stream of life that runs
through my veins night and day runs
through the world and dances in rhythmic measures.

It is the same life that shoots in joy
through the dust of the earth in numberless blades of grass and
breaks into tumultuous waves of leaves and flowers.


It is the same life that is rocked in the ocean-cradle
of birth and of death, in ebb and in flow.


I feel my limbs are made glorious by the touch of this world
of life. And my pride is from the life-throb of ages
dancing in my blood this moment.


Rabindranath Tagore, Gitanjali, LXIX

Le même flot de vie qui coure
dans mes veines nuit et jour coure
au travers du monde et danse en rythme.
C’est la même vie qui crie de joie
dans la poussière de la terre, dans d’innombrables brins d’herbe et
éclate dans de tumultueuses vagues de feuilles et de fleurs.

C’est la même vie qui est bercée dans le berceau-océan
de la naissance et de la mort, les hauts et les bas.

Je sens que mes membres sont rendus glorieux par le toucher de ce monde
de vie. Et ma fierté vient de la pulsation de vie des âges
dansant ce moment dans mon sang.


Ma traduction


Dance to me to the end of love (Leonard Cohen) : https://www.youtube.com/watch?v=IEVow6kr5nI 

mardi 15 novembre 2016

Reste


 Reste un peu plus longtemps
ombre timide
             de mon repos
si légèrement attachée
   au souffle avant
        ma première question

Tu es la faim
qui peut désarmer
       tout appétit

Quelle étreinte
    satisfait l'enfant
qui ne meurt pas?

Leonard Cohen

lundi 14 novembre 2016

Rose stellaire


J'ai ouvert la porte à l'impossible et voilà que je marche dans l'impensable. Je suis perdu, non que j'ai perdu la carte mais je découvre que je ne l'ai jamais eu, que toutes les cartes que j'ai cru posséder n'était qu'illusion qui me voilait le réel. La vie se déshabille et dans sa nudité se révèle inimaginable, comme un torrent de feu et d'or qui emporte toutes mes certitudes. Alors je me présente devant toi avec genou en terre et dans la main mon cœur explosé, trou de bombe où fleurit une improbable rose stellaire. Tu es la fondation de ma maison et la fragrance subtile qui m'invite à aller toujours plus loin dans l'inconnu, émerveillé.

dimanche 13 novembre 2016

Je me meurs


Je me meurs
   parce que tu n'est pas
morte pour moi
   et le monde
t'aime encore

J'écris ceci parce que je sais
que tes baisers
   sont nés aveugles
sur les chansons qui t'émeuvent

Je ne veux pas de but
    dans ma vie
je veux me perdre dans 
   tes pensées
comme tu écoutes New York
en t'endormant

Léonard Cohen

vendredi 11 novembre 2016

Face à la montagne

Face à la montagne
tu te tiens debout
je ne vois que ton dos
sombre  droit
là bas l'arbre
se dresse
il indique le chemin
prendras-tu le sentier rocailleux
celui qui débouche 
sur l'immensité
je suis là
petit animal tapi
j'y chante 
les profondeurs de l'attente


Cygne blanc

jeudi 10 novembre 2016

Réalité du songe

Ce monde est-il songe ? Est-il réalité ?
Réalité et songe, tout ensemble:
car il est, et il n'est pas.


Kobinshu

mardi 8 novembre 2016

Instinct de liberté


Si vous estimez qu’il n’y a aucun espoir, alors vous garantissez que tout espoir va disparaître. Si vous estimez qu’il existe un instinct de liberté, que chacun a le pouvoir de faire évoluer les choses, alors il y a une possibilité que vous puissiez contribuer à rendre le monde meilleur.

Noam Chomsky

lundi 7 novembre 2016

Rien n'est séparé


Essayez de comprendre ce que je dis : tout dépend de tout le reste, tout est connecté, rien n'est séparé. Ainsi, tout va dans la seule direction possible. Si les gens étaient différents, tout serait différent. Mais ils sont comme ils sont, donc tout est comme c'est.

 G. I. Gurdjieff

dimanche 6 novembre 2016

Credo du guerrier

Je suis un guerrier(*) sans tâche ni mission. Je vais où le vent me porte. Je coule avec l'eau. J'enracine mes pas dans le cœur de la terre. Je danse dans le feu. Je reviens toujours au centre où se tient mon unique étoile. La nuit m'enveloppe et dissimule mes traits. Je couve un soleil qui naîtra à son heure. En chaque instant, je me dissous dans le silence et j'embrasse l'immensité de ma liberté.



samedi 5 novembre 2016

J'aimerais être

                     J'aimerais être
               la plus enveloppante
                      des caresses
           celle qui d'une seule main
                    d'un seul corps
                    porte la gravité
                 de nos sentiments
                        plus haut
                        plus loin
                    plus profond
               que la terre n'ai vue
                naître et mourir
                à ce jour
                             en ce devenir

Cygne blanc

    vendredi 4 novembre 2016

    Approche de l'hiver

    L'automne s'appesantit sur mes épaules, de tout son poids d'amour mortes qui réclament d'aller à l'humus. Mon pas vacille : dans quelle folie me suis-je encore lancé ? Bah ! Viennent maintenant l'hiver et la solitude glacée, le désert en dedans à traverser et l'aridité des jours sans lumière. Je te le promets, mon cœur, il y aura un autre printemps...