jeudi 23 février 2017

Cœur d'école

Cris d’enfant dans une cour d’école
Bouddhas incarnés là, tapageurs !
Quelle belle méditation…

mercredi 22 février 2017

mardi 21 février 2017

Assumer notre existence

Nous devons assumer notre existence aussi loin qu'il est possible : il faut que tout y soit possible, même ce qui paraît inouï.

Rainer Maria Rilke

lundi 20 février 2017

Les dragons de notre vie

Peut-être tous les dragons de notre vie sont-ils des princesses qui n’attendent que le moment de nous voir agir un jour, juste une fois, avec beauté et courage. Peut-être que toutes les choses qui nous font peur sont au fond des choses laissées sans secours qui attendent notre amour. Pensez qu’il se produit quelque chose en vous, que la vie ne vous a pas oublié, qu’elle vous tient dans sa main ; elle ne vous abandonnera pas.Pourquoi voulez-vous exclure de votre vie toute inquiétude, toute souffrance, toute mélancolie alors que vous ignorez leur travail en vous.

Rainer Maria Rilke

dimanche 19 février 2017

samedi 18 février 2017

Le portail

Je suis ancrée, bien ancrée
Avant je flottais
Essayant de te plaire
L’envie de te donner ce que tu souhaites de moi
Essayant de t’arracher un sourire, une sympathie
Je te manipule et je t’écoute
Oui sais
Je sais t’écouter pour que tu m’aimes
Dans cet échange je ne suis pas vrai
Ma vérité est un monde par de là ses conjonctures de propagande
Je suis un portail qui rend vivant le chemin de la rivière
Dans son lit je mis baigne, je me nettoie de toutes attentes
Je glisse dans son parfum vivifiant
Je suis caressée sans fin par cette eau qui se renouvèle
Laissant la chute me frictionner
Pénétrer de son énergie
Je deviens soleil
Je deviens souffle et fluidité
Il y a en ce monde les autres mondes
Qui m’inspire tant de gratitudes
Dans ce lieu être seule n’est pas une solitude, mais un moment de grâce
Je veux partager cette abondance
Délivrance d’enfances
Jeu de bénédiction
Tendresse d’accueil
Possibilité d’ivresse
Dans le cœur
Je suis ancrée 

Clémence

vendredi 17 février 2017

Les dédales du rêve


Pour Me trouver, il faut Me chercher. Si vous Me cherchez, Je suis là, plus proche de vous que votre propre carotide. Si vous ne Me cherchez pas et regardez ailleurs, Je suis là encore, déguisé, vous clignant de l’œil de toutes les façons imaginables. Me re-connaîtrez-vous ? Je ne suis pas pressé, j'ai l'Éternité pour que vous me retrouviez, mais vous, avez-vous vraiment le temps de vous perdre encore et encore dans les dédales de votre rêve ?

jeudi 16 février 2017

Neige ternie

Lendemain de tempête de neige :
déjà la blancheur est ternie,
comme l’âme d’un politicien après son élection.

mercredi 15 février 2017

Mémoire antérieure

Qui a dit que ce serait facile ? Pas Moi. Vous vous êtes incarnés pour jouer le jeu de la vie. Rappelez-vous des règles que vous avez acceptées. Il s'agissait de plonger dans le feu dévorant du désir jusqu'à vous y consumer entièrement, d'embrasser les démons comme les anges et de goûter à tous les poisons avec délice, de vous attacher aux objets de vos passions en en jouissant jusqu'à ce que vous en soyez dégoûtés, de crier de douleur quand votre rêve se dissiperait, de mourir pour vous découvrir éternel, et de renaître enfin en murmurant : encore, encore !... avec une joie brûlante au creux des reins. Bien sûr, de jouer à ce jeu impliquait que vous vous voiliez les yeux avec le bandeau de l'ignorance et que vous oubliiez tout ce que vous savez jusqu'à ce que vous retrouviez votre mémoire antérieure. Alors, vous sauriez que le nom du jeu est Amour. Il ne s'agit de rien d'autre que d'être simplement Celui / Celle que vous êtes et de vous connaître intimement au sens biblique. Pour cela, il fallait bien sûr que vous vous divisiez afin de vous ré-unir dans la joie d'être, et d'enfanter ainsi la Merveille que Je Suis.

mardi 14 février 2017

Oiseaux de février

Oiseaux de février
frileux  tremblants
au buisson ardent
vous faites fondre
en moi la peur
vos pépiements
comme des fléchettes d'or
traversent la rivière
de nos chairs meurtries
par les glaces.

Cygne blanc

lundi 13 février 2017

Arbre de vie


Il n'est qu'une seule loi, une seule règle. Es-tu en accord avec ta vie, ou maudis-tu l'existence en te faisant croire qu'elle devrait autre que ce qu'elle est ? Es-tu celui ou celle que tu es ? Peux-tu courir dans le noir éclairé par ton seul amour et traverser un océan de feu en criant de gratitude ? L'Ange et l'animal en toi s'embrasent-ils dans une étreinte amoureuse éperdue ? Unissent-ils le haut et le bas dans l'alchimie secrète de leurs baisers pour accomplir le miracle d'un seul être ? 

Si oui, tu es béni des dieux et leur sourire t'accompagne où que tu ailles, quoi que tu fasses. Si non, quoi que tu dises, ta bouche crache du venin et tes actes ne pourront porter plus de fruits qu'un pommier desséché. Il te faut alors revenir à tes racines intérieures et retrouver avec elles le rêve qui te prête vie, au risque sinon que ta vie ne soit qu'un mauvais rêve bientôt dissipé comme fumée dans le ciel...

dimanche 12 février 2017

Être spirituel


Le développement spirituel ne se fait pas par étapes. Vous êtes un être spirituel ici et maintenant. Ne vous enfermez pas dans des notions de plans, de niveaux, d'étapes ; ne chérissez pas ce qui n'est que fausses limitations. Vous êtes le Soi. Soyez cela.   Penser que vous devez découvrir votre propre Moi est stupide. Qu'y a-t-il à trouver ? Il y a, semble-t-il, deux personnages jouant à cache-cache. Vous êtes le Soi mais vous vous identifiez faussement à l'ego et au corps.   On parle d'atteindre le Soi, de parvenir à Dieu, au bout d'un certain temps. il n'y a rien à atteindre. Nous sommes déjà l'Existence. Jamais ne viendra le moment où nous serons plus proche de Dieu qu'actuellement. Nous sommes, à cet instant même.

 Ramana Maharshi

vendredi 10 février 2017

Sa voix

Assise près de ma mère
je pensais à lui
à son courage
à sa ténacité
il nous avait laissées
nous  les deux femmes de sa vie

nous ne parlions pas de lui
seul parfois un geste
un regard échangé
rendaient son souvenir palpable
et puis la radio
que l'une ou l'autre allumions
pour rompre le silence
à la tombée du jour

nous guettions sa voix
elle nous parvenait de si loin
d'un pays où régnait le chaos
chaque mot chaque tonalité
déposait dans notre salon
son poids d'absence
de crainte  d'espoir

nous frémissions toutes deux 
dans la pénombre 
lovées l'une contre l'autre
nos cœurs battaient si fort
nous avions l'illusion
alors que le sien
s'unissait aux nôtres

la voix  sa voix se voulait
chaleureuse  rassurante
malgré les mots
percutant les ondes
comme des projectiles
puis la météo suivait
qu'on nous annonce des orages
des ouragans ou des tempêtes solaires
nous demeurions inertes
criblées par ses paroles

nous étions en première ligne
celle du chaos sans frontière

Cygne blanc

jeudi 9 février 2017

Les oiseaux ne se vantent pas de voler

Birds don’t brag about flying
the way we
do.
They don’t write books about it and then give
workshops,
they don’t take on disciples and spoil
their own air
time.
Who could dance and achieve
liftoff with a bunch of
whackos tugging
on you?

Tukaram (c. 1608 - 1649)



Les oiseaux ne se vantent pas de voler
comme nous le
faisons.
Ils n'écrivent pas de livres à ce sujet ni ne donnent
d'ateliers,
ils ne prennent pas de disciples et ne gâtent pas
ainsi leur propre temps
de vol.
Qui pourrait danser et décoller
avec une bande de tarés
s'accrochant à vos 
basques ?

Ma traduction


mercredi 8 février 2017

Seigneur des trois mondes


Buvant le feu, vêtu de l'eau
brandissant la masse du vent,
respirant la terre,
je suis le seigneur des trois mondes.

Chogyam Trungpa

mardi 7 février 2017

Déployée

Je tends, tisse, lance
Mes liens de velours
Vers chacun d’entre vous

Invisibles, ils vous effleurent
Et parfois s’enracinent
Et je vous perfuse
Vous ne le savez pas
Mais je diffuse
En vous
Je déverse
Un amour sans limites

Marion

lundi 6 février 2017

Renoncer au savoir


Avant d'atteindre l'Éveil, Naropa était un érudit. On dit qu'il était le vice-président d'une université très réputée et qu'il avant lui-même dix mille disciples. Un jour, il s'endormit sur ses livres. Ce qu'il vit était tellement chargé de sens que ce n'était pas un rêve mais plutôt une vision. Il vit un être repoussant, une vieille femme effrayante. Il se mit à trembler. Elle l'interpella:
- Naropa, qu'est-ce que tu fais ?
- J'étudie, répondit-il.
- Qu'est-ce que tu étudies ? poursuivit la sorcière.
- La philosophie, la religion, l'épistémologie, les langues, la logique.
- Est-ce que tu comprends  ce que tu étudies ? insista la vieille.
- Bien sûr, rétorqua Naropa, je comprends tout.
- Comprends-tu les mots ou le sens ? voulut encore savoir la femme.
Son regard était tellement pénétrant que nul n'aurait osé lui mentir. Devant elle, l'érudit se sentit nu, transparent. 
- Je saisis les mots, avoua-t-il.
La femme se mit à danser en riant. Sa laideur disparut, elle irradiait une beauté subtile. Naropa pensa:
- Je l'ai rendu heureuse, Pourquoi ne pas en faire un peu plus ?
Il ajouta :
- Et je comprends également le sens.
La femme cessa de danser, le sourire quitta son visage et elle éclata en sanglots. Sa laideur revint, centuplée.
- Que se passe-t-il ? s'inquiéta Naropa.
- J'exultais d'avoir trouvé un savant qui ne mente pas, dit-elle. Je pleure parce que tu mens à présent. Tu sais fort bien que tu ne comprends pas le sens de ce que tu étudies.
La vision prit fin. Naropa n'était plus le même homme. Il quitta l'université et n'ouvrit plus un livre de sa vie. Il avait compris.

Anonyme, histoire rapportée par Osho

dimanche 5 février 2017

Joyau caché



Si la reine de mon esprit
voulait accompagner ma vie,
je découvrirai le joyau
caché au fond de l'océan !

Tsangyang Gyatso, VIème Dalaï Lama

samedi 4 février 2017

Le chat et le soleil


Le chat ouvrit les yeux
  Le Soleil y entra.
Le chat ferma les yeux
  Le Soleil y resta.

  Voilà pourquoi le soir
Quand le chat se réveille
  J'aperçois dans le noir
Deux morceaux de Soleil.

Maurice Carême

vendredi 3 février 2017

Soif de l'eau


Ce n'est pas seulement celui qui a soif qui cherche l'eau;
L'eau aussi cherche celui qui a soif.

Rûmi

jeudi 2 février 2017

Patience du coeur

Les arbres sont en feu ce matin dans la lumière du soleil. Leur nudité flamboyante laisse deviner qu'ils sont prêts à faire l'amour avec l'immensité ouverte du ciel. Leur immobilité d'éternels méditants dit la patience du cœur sous la caresse du vent, pure joie d'être.

mercredi 1 février 2017

Communiquons

Entre ce que je pense
Ce que je veux dire
Ce que je crois dire
Ce que je dis
Ce que tu as envie d'entendre
Ce que tu entends
Ce que tu comprends...
Il est possible qu'on ait des difficulté à communiquer...
Mais essayons quand même !

Edmond Wells

mardi 31 janvier 2017

Sceau de lumière

Le soleil sur la montagne,
Comme un sceau de lumière
Sur une froide journée d'hiver.

Art suprême

L'art suprême, qui manque à tant de petits maîtres, c'est de savoir donner sa langue au chat.

Christian Bobin

lundi 30 janvier 2017

La voie ouverte


Je-ne-sais-pas est la voie. Ne me demandez pas où elle va, je ne le sais pas plus que vous. Il n'y a que le chat qui pourrait en dire quelque chose mais il a mangé toutes les langues qu'on lui a donné. Cependant, il dort au soleil et ronronne sous la caresse avant de s'en aller, digne et libre, la queue droite; c'est ainsi qu'il proclame tout ce qu'il y a à savoir.

dimanche 29 janvier 2017

Désir

Souvenez-vous : le désir qui est dans notre âme n’est pas venu du néant ; Quelqu’un l’a mis là. Et ce Quelqu’un, qui est pur amour et ne souhaite que notre bonheur, fait cela uniquement parce qu’il nous a donné, avec le désir, les outils pour le réaliser.

Paulo Coelho

samedi 28 janvier 2017

Ils m'ont dit

Ils m'ont dit
que tu étais sur les lieux
comment ont-ils pu
puisque je te pensais près de moi
nous dormions je crois
dans la chaleur atténuante

au lever du jour tu chantais
comme chaque fois
le journal est arrivé
tu l'as laisser traîner
prenant le temps de t'ouvrir
à cette nouvelle journée
comme chaque fois

face à la montagne 
à contre-jour
ton grand corps méditant

un cri 
celui de l'oiseau
protecteur de sa couvée
celle du jour

mon cri
étouffé découvrant la photo
ta photo
en première page
la page du jour
où j'ai su

Cygne blanc

vendredi 27 janvier 2017

Psychologie sacrée


Ainsi va la vie. Ou elle ne va pas. C'est selon. Mais selon qui, donc ? Cela ne fait pas de différence pour l'arbre, ce méditant immobile, ni pour le vent, cet amant qui te poursuit de ses assiduités impétueuses. Mon ami, cesse de t'accrocher à des vétilles, des fétus de paille que le courant emportera de toute façon. Si les choses semblent difficiles à vivre, c'est que tu es victime d'une illusion d'optique : tu résistes à ce qui est là, sans pouvoir rien y changer. Mais tu peux changer ton regard sur les choses, et alors tu entres en liberté...

jeudi 26 janvier 2017

Vie pauvre

Il y a besoin de si peu, pour écrire. Il n'y a besoin que d'une vie pauvre, si pauvre que personne n'en veut et qu'elle trouve asile en dieu, ou dans les choses. Une abondance de rien. Une vie à l'inverse de celles qui sont perdues dans leur propre rumeur, pleines de bruits et de portes.

Christian Bobin

mercredi 25 janvier 2017

Vent d'hiver

kogarashi o
bajō ni niramu
otoko kana


Hiroshige

Le vent froid d'hiver -
un homme, le regard fixe
passe à cheval

Ryōkan

mardi 24 janvier 2017

Entre désir et peur


Your daily life vibrates between desire and fear. Watch it intently and you will see how the mind assumes innumerable names and shapes, like a river foaming between the boulders. Trace every action to its selfish motive and look at the motive intently till it dissolves.

Sri Nisargadatta

Votre vie quotidienne vibre entre désir et peur. Observez le attentivement et vous verrez comment le mental assume d'innombrables noms et formes, comme une rivière moussant entre les rochers. Remontez chaque action jusqu'à sa motivation égoïque et regardez attentivement la motivation jusqu'à ce qu'elle se dissolve.

Ma traduction